
Au cœur du grand marché de Madina, la friperie connaît un succès grandissant. Entre simplicité, style et prix abordables, ces vêtements de seconde main séduisent une clientèle de plus en plus large, au point de rivaliser avec certaines pièces de grande marque.

Dans les allées du marché, commerçants et clients trouvent leur compte. Keita Alia, spécialisé dans ce commerce, souligne la rentabilité du secteur. « La friperie marche très bien. Les prix sont abordables et souvent négociables. On peut vendre un pantalon entre 40 000 et 50 000 francs guinéens. Avec 200 000 francs, on peut constituer un stock important de vêtements », explique-t-il.

Même constat pour Daouda Bangoura, diplômé sans emploi, qui s’est tourné vers cette activité pour subvenir à ses besoins. « Ce n’était pas mon premier choix, mais j’ai trouvé une opportunité. La friperie est rentable et me permet de m’en sortir. Il ne faut pas rester sans rien faire », confie-t-il.
Selon lui, le secteur offre des perspectives intéressantes pour ceux qui souhaitent entreprendre avec peu de moyens. « Il y a des bénéfices à faire. Avec de la détermination, on peut évoluer », ajoute-t-il.

Du côté des clients, l’engouement est tout aussi visible. Attirés par des prix accessibles et la diversité des articles, ils repartent souvent satisfaits de leurs achats.
À Madina, la friperie s’impose ainsi comme une alternative économique et tendance, révélant un commerce dynamique qui contribue à faire vivre de nombreux jeunes tout en répondant aux besoins vestimentaires d’une large population.