

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a procédé, ce lundi 27 avril 2026, au lancement officiel d’un atelier consacré aux réformes du système universitaire guinéen. La rencontre, présidée par la ministre Diaka Sidibé, a réuni des responsables d’institutions universitaires ainsi que des représentants de la Primature.

Au cœur de cet atelier, deux projets structurants : MPS-30 et MPS-32, présentés comme des leviers majeurs pour moderniser et adapter l’enseignement supérieur aux réalités socioéconomiques du pays. Dans son intervention, la ministre a mis en avant l’ambition de bâtir un système plus performant, en phase avec les besoins du marché de l’emploi.

« Le MPS30 va doter la Guinée d’un véritable écosystème numérique de formation, d’information sur les formations et l’emploi. Les plateformes existantes, parce que nous ne partons pas de nulle part, de zéro, seront enrichies de modules de cartographie fin de tous les programmes, de toutes les données sur les débouchés professionnels et de tous les besoins métiers par région. Mais surtout, le MPS30 va créer l’Observatoire national de l’insertion des diplômés, l’ONITA.

Cet atelier est donc le point de départ de cette mobilisation. Il doit nous permettre de partager une vision commune, de identifier les rôles de chacun et surtout de nous engager concrètement autour d’objectifs précis et mesurables. Au-delà des discours, ce que nous lançons aujourd’hui, c’est une dynamique d’action, une dynamique fondée sur la rigueur, une dynamique fondée sur la collaboration, mais surtout une dynamique fondée sur l’obligation des résultats », a-t-elle déclaré.

Prenant également la parole, Mamadou Angelo Diallo, délégué général de l’unité d’exécution du programme Simandou 2040, a souligné l’importance stratégique de ces réformes pour l’avenir du pays :
« C’est avec une conviction profonde que je prends la parole aujourd’hui, pour ce lancement conjoint des projets MPS-30 et MPS-32.
Notre pays est en train de se transformer, et avant tout, je voudrais que nous marquions un temps de reconnaissance solennelle envers l’architecte de cette transformation : Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya.
Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est grâce à sa vision audacieuse et patriotique pour la Guinée. En plaçant le Programme Simandou 2040 au sommet des priorités nationales, le Chef de l’État a compris que la richesse souterraine n’a de valeur que si elle est transformée par le génie de nos enfants.
Mesdames et Messieurs,
Le Programme Simandou 2040 n’est pas une simple promesse industrielle ; c’est le contrat social d’une Guinée nouvelle. Et ce contrat repose sur un pilier central : l’adéquation absolue entre notre capital humain et nos ambitions économiques.
Un système universitaire performant est non seulement un levier de progrès intellectuel et social, mais aussi un facteur clé du développement national. Cet atelier a une portée politique et symbolique considérable. Nous ne réformons pas pour le plaisir de changer les manuels, mais pour que chaque diplômé guinéen devienne un acteur direct de la prospérité nationale…
Nous ne voulons plus seulement des diplômés ; nous voulons des bâtisseurs d’économies. Pour cela, il nous faut des modèles académiques plus adaptés aux réalités socioéconomiques actuelles. »

À travers cet atelier, les autorités entendent impulser une nouvelle dynamique au sein de l’enseignement supérieur, en mettant l’accent sur la qualité de la formation, l’employabilité des diplômés et l’adéquation entre formation et besoins du marché. Une réforme qui s’inscrit pleinement dans la vision globale du programme Simandou 2040, axée sur le développement du capital humain.