
L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a tenu, ce vendredi 17 avril 2026, une conférence de presse à la Maison commune des journalistes. Objectif : interpeller les autorités sur la nécessité de renforcer la protection des droits humains en Guinée, notamment à travers l’adoption d’une loi de réparation en faveur des victimes.

Au cours de cette rencontre, les responsables de l’organisation ont insisté sur l’urgence d’un cadre légal clair pour accompagner les engagements déjà pris par l’État. Prenant la parole, Mohamed Conté a lu une déclaration appelant directement les autorités à agir.
« Monsieur le Président, mesdames et messieurs les autorités, l’adoption d’une loi de réparation centrée sur les victimes permettra de donner un cadre légal aux engagements de l’État. Les avant-projets de loi et de décret ont été élaborés en collaboration avec le ministère de la Justice, les organisations de la société civile et les partenaires techniques. Ils sont prêts et attendent leur adoption », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces textes prévoient notamment la mise en place d’une Agence nationale des réparations, chargée d’établir un registre unique des victimes. Une avancée jugée essentielle pour la reconnaissance et la prise en charge des personnes affectées.
« Derrière chaque victime, il y a une vie brisée. Il est temps d’adopter cette loi pour restaurer leur dignité. Réparer les victimes, c’est aussi protéger la Nation », a-t-il ajouté.

À travers ce plaidoyer, les acteurs de la société civile, dont Mohamed Conté, appellent le président Mamadi Doumbouya à accorder une attention particulière à cette question, afin de faire progresser les droits humains en Guinée.