
Au Festival des Arts et du Rire, la troisième journée a été marquée par une immersion dans les traditions orales. Ce mercredi 6 mai, au Centre culturel Ka Werde, les activités se sont enchaînées entre concours de slam interscolaires et animations culturelles, avant de s’achever par une veillée de conte riche en enseignements.
Après les différentes prestations artistiques, l’ambiance est montée d’un cran dans la soirée. Aux environs de 22h30, un conte traditionnel a été raconté autour du feu, en présence d’organisateurs, de journalistes, d’humoristes ainsi que d’invités venus notamment du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.

À la manœuvre, Thierno Daouda Diallo, jeune conteur d’une trentaine d’années, a captivé l’assistance en livrant son récit en langue poular. Intitulé Tabara, le conte retrace l’histoire d’une jeune fille orpheline, confrontée à la maltraitance familiale et à un mariage forcé. À travers ce récit, le conteur met en lumière les épreuves de la vie, la foi et les conséquences des actes humains.
Dans son message, le narrateur a insisté sur les valeurs de compassion et de responsabilité : « Dieu nous enseigne d’être bienveillants envers les orphelins. Tout acte posé aujourd’hui finit par nous rattraper demain. Il est donc essentiel de veiller à nos comportements, car Dieu ne dort jamais », a-t-il conclu.
C’est sur cette note à la fois culturelle et morale que s’est achevée la troisième journée du festival, confirmant le rôle du FAR comme espace de transmission des valeurs et de promotion des langues nationales.
Yves Alassane Bamba
Pour reporterhorizon.com