
Dans le Grand Conakry, les petits métiers continuent de faire vivre de nombreux jeunes, loin de toute dépendance ou de la facilité. Parmi eux, Ousmane Diallo, âgé de 19 ans, s’est lancé depuis un an et demi dans la cordonnerie et le cirage de chaussures.
Installé au carrefour Hamdallaye dès les premières heures de la journée, il attire une clientèle régulière. Pour lui, le choix est clair : travailler dignement plutôt que céder aux dérives. « Je fais ce travail pour gagner de l’argent et construire mon avenir. Ce n’est pas facile, mais avec le courage, on tient », confie-t-il.

Grâce à son activité, le jeune artisan parvient à générer des revenus variables selon l’affluence. « Je peux gagner entre 25 000 et 50 000 francs guinéens par jour, selon le nombre de clients », explique-t-il. Le cirage simple est proposé à 2 500 francs guinéens, tandis que le lavage et cirage complet s’élève à 5 000 francs guinéens.
Malgré les difficultés, Ousmane Diallo nourrit de grandes ambitions. Il envisage d’ouvrir, à l’avenir, un magasin de vêtements ou d’accessoires. « Il faut croire en soi. Tout le monde n’a pas le même soutien, mais chacun peut se battre pour réussir », lance-t-il à l’endroit des jeunes.
Éloigné des bancs de l’école, Ousmane fait preuve d’une détermination remarquable. À travers son parcours, il incarne une jeunesse courageuse, prête à se construire par le travail et la persévérance.