Deux semaines après les inondations meurtrières qui ont ravagé des maisons et fait plusieurs victimes notamment à ENTAG Bas-fond, dans la commune de Tombolia, les stigmates de la catastrophe sont encore visibles par endroit. Entre désolation et espoir, les habitants tentent de se reconstruire.
Après le passage dévastateur des eaux, le quartier Enta Bas-Fond porte encore les stigmates de l’inondation meurtrière. Des maisons effondrées, des murs éventrés et des vies brisées racontent, mieux que quiconque, l’ampleur de la catastrophe. Là où s’élevaient des maisons habitées, ne subsistent aujourd’hui que des amas de briques, des meubles trempés et des visages marqués par la douleur. Parmi les sinistrés, Naby Bangoura. Sa vie basculera dans la nuit 31 août 2025, où les flots ont envahi son domicile. Dans sa memoire, les souvenirs sont encore vivaces.
‘’L’eau est venue ravager la maison et emporter tous les objets qu’on avaient, et pour moi, et pour ma femme. Même moi, c’est grâce à Dieu que j’ai pu me sauver,’’, raconte t-il.
Ici, c’est désormais un champ de ruine. L’eau a tout emporté sur son passage. Entre désolation et colère, ce sinistré dénonce l’absence d’une assistance suffisante : ‘’c’est par notre propre volonté qu’on a pu trouver une autre maison. On vit difficilement parce que vu la période, on ne peut rien. Pas d’aide, ni d’accompagnement’’, se lamente t-il.
Naby Bangoura incarne, à lui seul, la détresse mais aussi la résilience. Comme beaucoup d’autres, il attend encore une aide concrète de la part des autorités : ‘’on fait appel aux autorités de nous venir en aide, parce que, malheureusement, on a tout perdu. On ne sait plus à quel saint se vouer’’, plaide t-il.
À Enta Bas-Fond, la douleur reste vive. Entre espoir et incertitudes, les sinistrés espèrent qu’un jour, leurs cris de détresse, seront entendus.
Lanfia CAMARA, pour Reporterhorizon.com


